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Strauss-Kahn : et si c’était une machination ?

 dominiquestrausskahnnafissatoudiallodemployemodeleadealeuse.jpg  Strauss-Kahn, ce n’est vraiment pas ma tasse de thé. Et si j’avais été militant socialiste, ce n’est certainement pas vers lui qu’aurait été mon choix. 

   Mais à la lumière de la tournure que prend l’affaire, je ne peux m’empêcher de ressentir une certaine empathie à son égard. 

   Le 14 mai, j’avais été sidéré – comme une majorité de Français : comment un homme intelligent, au sommet de sa carrière politique, avait-il pu sombrer au gré d’une pulsion… insensée ? 

   C’est un malade m’avait-on rétorqué ! 

   Peut-être… mais à l’orée d’une destinée que beaucoup s’accordaient à prédire brillante, comment avait-il pu se conduire de la sorte ? De deux choses l’une : ou l’homme était victime d’une sombre machination ou les Français l’avaient échappé belle ! 

   Puis nous avons assisté au lynchage médiatique. Des images avilissantes, des commentaires haineux, parfois racistes et pour la plupart indignes, dans la mesure où, pour leurs auteurs, l’affaire était entendue et l’homme était coupable avant d’avoir été condamné. 

    La presse en a fait ses choux gras. On faisait allusion à des antécédents flous, mais qui bientôt allaient être révélés. On allait jusqu’à accuser les amis et les collègues que DSK d’être coupables d’avoir couvert ses agissements. 

   Les journaux états-uniens, comme à leur habitude, tombaient à bras raccourcis sur le frenchy, l’affublant des qualificatifs les plus orduriers. Et l’ensemble des medias se complaisaient à diffuser des images abyssales de ce “puissant” devenu le plus abject des criminels. 

   Puis après le lynchage, le lâchage : ses propres amis commençaient pour certains à donner l’impression de pouvoir admettre que leur ancien leader était peut-être irrémédiablement perdu pour leur cause. Et de se partager l’héritage … 

   Pour ma part, je me suis d’emblée posé la fameuse question : et si l’homme était innocent et qu’il doive succomber à une procédure judiciaire que nous, Français, avons du mal  à comprendre, « à qui profiterait le crime ? ». J’imaginais trois réponses possibles. 

   La politique qu’il menait à la tête du FMI pouvait lui avoir attiré les foudres de certains lobbies. 

   Sa candidature plus que probable à l’élection présidentielle et les sondages d’opinion dont elle faisait l’objet pouvait très bien avoir semé la panique dans la majorité en place. 

   Enfin, sa neutralisation pouvait faire l’affaire d’un(e) éventuel(le) concurrent(e) parmi ses propres amis politiques. 

   Un fait est indubitable : pour la première fois dans l’histoire de notre pays, l’élection aura été dévoyée par un événement extérieur qui n’a rien de politique… en apparence. 

   Il est souhaitable que les investigations aillent à leur terme et nous ne sommes peut-être pas à l’abri de révélations étonnantes. Et la démocratie n’en sortira pas grandie. 

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Cantonales : le PRG présente ses candidats

 Vendredi 26 novembre, la fédération du Parti radical de gauche du Territoire de Belfort a présenté ses candidats à la presse régionale.   Il s’agit de Christian LEBLANC sur Belfort centre, Alain Dreyfus-Schmidt sur Belfort est, Mohamed El Hachani sur Belfort ouest, Allel Lounès sur Offemont et Saïd Meftah sur Valdoie.

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De gauche à droite : Alain Dreyfus-Schmidt, Allel Lounès, Christian Leblanc, Saïd Meftah et  Mohamed El Hachani.

   Christian Leblanc en qualité de président fédéral a exposé la situation qui a amené le PRG 90 à présenter des candidats dans 5 cantons :

 » La plupart d’entre vous avez assisté à la “renaissance” du mouvement radical dans notre département depuis 2007.

Depuis cette année-là, le PRG a tenu sa place ou fait entendre sa voix lors de toutes les échéances politiques : présidentielles, législatives, cantonales, municipales et sénatoriales.

Nos partenaires nous ont peu gratifiés à la suite des quelques succès remportés ensemble. En 2008, notre fédération a même dû renoncer à participer à l’élection sénatoriale et la voix de la raison l’a amenée à soutenir la candidature de l’actuel sénateur, qui siège maintenant dans le groupe RDSE (à majorité radicale de gauche), puis aux régionales, elle s’est vu évincer par le PS et le MRC.

Un parti politique ne survivrait pas à une absence systématique dans les scrutins. Il se doit de porter ses valeurs et de faire connaître ses propositions.

Par ailleurs, les négociations avec le Parti socialiste ont échoué, les gens en place revenant sur leurs premières propositions. Quant au MRC, il n’a pas même noué de contacts avec nous.

Or ces formations sont confrontées à des problèmes internes qui font que certains militants ne se reconnaissent plus dans cet “establishment” de la gauche qui monopolise les places et les responsabilités et commence à s’apparenter à un syndicat d’élus chargé de sauvegarder des intérêts personnels au détriment de l’intérêt collectif.

Telle n’est pas notre conception de la vie publique et politique.

Les Radicaux restent attachés à une conception républicaine de la fonction élective, héritée des traditions de la 3ème République. Serait-ce ringard ? Certes pas. Nous affirmons haut et fort qu’un élu doit être en permanence au service de ses mandants et ne pas avoir en ligne de mire les quelques avantages qu’il pourrait tirer personnellement de son mandat.

Les Radicaux pensent qu’il n’est pas sain que l’on s’accroche à un mandat voire à plusieurs durant des décennies. La fonction élective n’est pas un métier ou une rente de situation et le cumul des mandats conduit à perdre de vue les préoccupations de la population et à se couper des réalités du terrain. C’est pourquoi ils présenteront des candidats qui constitueront pour la plupart une nouvelle génération d’élus.

Les Radicaux affirment qu’il faut s’appuyer aujourd’hui sur la diversité, unique gage de la cohésion sociale que chacun appelle de ses vœux. En conséquence, la moitié de ses candidats seront issus des minorités.

Les Radicaux estiment enfin que ces élections sont locales et qu’elles doivent reposer sur les valeurs d’homme et de femme ayant des attaches fortes avec leur canton. Ils ont donc désigné des candidats qui résident ou travaillent dans le canton où ils se présentent.

Le programme qu’ils défendront sera présenté à l’occasion du prochain rendez-vous de presse, courant janvier. Parmi les principaux points force, on trouvera probablement le logement, les mesures en direction des personnes dépendantes économiquement ou physiquement, le grand défi des transports dans notre département, l’aménagement du cadre de vie dans le respect de l’environnement et les moyens pour permettre à la jeunesse de retrouver ses marques et de préparer sereinement son avenir.

Enfin, les Radicaux ne manqueront pas de dénoncer l’action néfaste de la majorité présidentielle qui s’attache à saper les  fondements de la République et des institutions. Au plan des régions, la réforme territoriale telle qu’elle transparaît au travers du projet qu’on découvre est une des pires aberrations qu’on ait connue à ce jour. Il faut défendre bec et ongles nos départements et la proximité des élus et de leurs électeurs.

Dans le Territoire de Belfort, le PRG se renforce de mois en mois et surtout, il noue des liens fraternels avec beaucoup de militants de partis de la gauche qui, comme nous sont en quête d’unité et d’un discours novateur et rassembleur.

Il est bien évident que les élus radicaux – et nous faisons le pari qu’il y en aura – agiront pour conserver une majorité de gauche dans notre assemblée départementale. Mais ils sont déterminés à défendre sans compromissions leurs options au sein du Conseil général. » 

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L’hypocrisie de la réforme des collectivités locales

   La réforme des collectivités locales prétend réduire ainsi le nombre des élus et par conséquent les frais de fonctionnement des départements et des régions. Le président et son gouvernement pointent du doigt les difficultés budgétaires des conseils généraux et régionaux et parlent à qui veut les entendre de gaspillages.  Or ce sont les transferts de charges qu’ils ont imposés depuis des années qui plombent les budgets

   Désormais, les départements ont en charge l’entretien des voiries départementales (dont un grand nombre de routes nationales habilement déclassées), la construction et l’entretien des collèges, ainsi que la gestion de leurs personnels techniques… Chacun de ces transferts devait être compensé par des subventions de l’Etat et ne rien coûter aux collectivités. Il n’en a rien été. 

   De même, plus récemment, l’Etat s’est débarrassé du paiement du RSA, de l’APA et des prestations de compensation du handicap sur le dos des départements. En 2009, ces allocations ont coûté 12,2 milliards d’euros : l’Etat a compensé à hauteur de 8 milliards… 

   Peu à peu, les conseils généraux voient leurs moyens amputés par des dépenses qui incombaient jusqu’alors au budget du gouvernement, lequel a le front ensuite de les accuser de dilapider l’argent public. 

   A l’hypocrisie, il n’hésite donc pas à joindre le cynisme. 

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Collectivités territoriales : une réforme hypocrite et injuste

logoprg1.jpg    Madame, Mademoiselle, Monsieur,

   En mars prochain, pour la dernière fois, vous serez appelés à élire le conseiller général de votre canton.

   En effet, la réforme des collectivités territoriales, présentée à marche forcée au Parlement, entrera en vigueur en 2012.

   Elle prévoit la suppression des assemblées départementales et leur remplacement par une “assemblée territoriale“ aux contours assez flous, regroupant des élus régionaux et départementaux.

   Cette réforme est à la fois hypocrite et injuste.

   La majorité à laquelle appartient le député Meslot a voté cette réforme qui masque ses véritables intentions.

   Dans les faits, elle réduit les moyens et l’autonomie des départements et des régions.

   La majorité parlementaire n’a toujours pas digéré le vote-sanction qui l’a éloignée des décisions au plan régional. La loi qu’elle vient d’adopter a bien pour but de reprendre aux élus locaux une part des pouvoirs que les électeurs leur ont confiés et de punir les citoyens au travers de leur vie quotidienne : associations culturelles et sportives, initiatives sociales en faveur du logement et de l’emploi, moyens accordés au fonctionnement des collèges, etc…

   Les Belfortains ont un moyen pour contrer cette offensive qui constitue un vrai recul des traditions républicaines : élire dans chaque canton un conseiller général à leur écoute et proche de leurs préoccupations qui renforcera la gauche dans l’assemblée départementale et veillera aux meilleurs choix possibles pour la population.

Je publierai prochainement les raisons qui ont conduit les Radicaux de gauche à porter ce jugement sur la réforme, et à leurs parlementaires à voter contre.

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Sélim Guemazi au PS : une adresse malhabile

   Après avoir fait connaître son intention de se présenter aux cantonales à Belfort Est, Sélim Guemazi, conseiller municipal et vice-président de la CAB, avait été fortement admonesté par Jean-Pierre Chevènement, de qui on le disait proche.    Depuis, des bruits circulaient selon lesquels Etienne Butzbach aurait eu l’intention de freiner les velléités de ce proche du MRC en le sanctionnant à la Communauté d’agglo et en lui retirant sa délégation à la tête du Sertrid.    Ainsi devait-il payer un esprit d’indépendance qui n’est pas de mise chez les amis du maire de Belfort.    Comme beaucoup, Sélim Guemazi avait pu constater qu’au MRC il faut faire partie du sein des seins lorsqu’on ambitionne de jouer un rôle de premier plan, car les responsabilités y sont cumulées par un nombre restreint d’élus. C’est peut-être pourquoi il a imaginé qu’en rejoignant le PS, il disposerait d’appuis pour sauver les meubles.    C’était sans compter que, chez les socialistes belfortains, les places sont aussi chères qu’au MRC et que pour en obtenir une il faut passer sous les fourches caudines du Conseil général.    Il n’a pas tardé à l’apprendre, puisqu’aujourd’hui même, l’Est Républicain publie les réaction de deux de ses nouveaux camarades, Guy Berthelot et Miltiade Constantakatos.     Ce dernier rappelle qu’il « faut six mois d’adhésion pour être candidat », tandis que le Premier fédéral souligne que « la demande d’adhésion de Sélim Guemazi ne pourra donc être entérinée par la commission d’adhésion que s’il indique ne pas être candidat dans le canton de Belfort-est ».    Rien ne servait donc d’adhérer au PS par la voie nationale.    Fort des soutiens dont il a fait état, Sélim Guemazi pourra se présenter aux cantonales, mais en “candidat libre” et il aura en face de lui Vivien Wack, officiellement désigné par les militants socialistes… à moins qu’un accord PS-MRC de dernière minute ne fasse de Mme Guiot la candidate commune et unique de ces deux formations.    Le ralliement au PS aurait pu être une idée adroite, mais elle semble finalement malhabile, et confirme la déclaration de J.P. Chevènement qui considérait cet été la candidature Guemazi comme une “aventure personnelle”. 

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France, que fais-tu de tes enfants ?

Les auditeurs ont la parole… radio ou télé-trottoir… 

Les médias passent prioritairement l’avis de quidams qui s’offusquent de voir des jeunes se mobiliser contre le projet gouvernemental de réforme des retraites. 

Ces « gamins » feraient mieux de s’investir dans leurs études… Et après tout, est-ce bien leur place ? 

Eh bien oui ! 

Quand on s’apprête dans un an ou deux à investir le marché du travail, et même si l’on a quinze ou seize ans, et que l’on a pris conscience du fait qu’à condition de trouver du boulot à l’issue de sa formation, il faudra bosser comme l’on fait ses bisaïeux, il est parfaitement légitime de réagir. Surtout si l’on a compris le principe du système actuel de financement des retraites. 

J’aurais tendance à devenir grossier et à proclamer que ces “vieux cons” semblent oublier que leur  pension sera financée par ces mêmes jeunes qu’ils réprouvent. 

Dès que la jeunesse descend dans la rue, on trouve une foule de gens bien pensant pour condamner l’irresponsabilité de ces gamins, et surtout celle de ceux qui les poussent en sous-main… 

Si je peux me permettre d’apporter mon témoignage d’enseignant… retraité, je me permettrai d’attester du fait que si nos jeunes collégiens, lycéens, étudiants, ne suivent pas un cursus identique au nôtre, ils n’en sont pas moins aptes à réfléchir par eux-mêmes, et sans le besoin d’être influencés par quiconque. Dans l’exercice de ma fonction, il m’est arrivé de déplorer certaines différences de niveau au fil des années, mais je n’ai jamais constaté de déficit au plan de la capacité de réflexion. Bien au contraire. 

Par contre, les images diffusées par les télévisions nous montrent la détermination du pouvoir à museler, par tous les moyens, la réaction de la jeunesse. 

Que penser d’une société, d’un Etat qui traite ainsi ses enfants ? 

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Je ne voterai pas PS dimanche (suite)

   L’Est Républicain a publié ce matin un extrait de la déclaration que j’ai faite à titre personnel.

   Il est bien évident qu’une déclaration personnelle n’engage pas un parti, ni même une de ses fédérations.

   En l’occurence, il exprime la réaction d’un militant qui oeuvre depuis un peu plus de deux années pour faire entendre la voix des Radicaux dans son département et faire vivre sa fédération.

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Je ne voterai pas PS dimanche

   Je ne voterai pas PS dimanche prochain.

   Comme militant du Parti radical de gauche, j’observe que les listes prétendues d’union ne comportent pas de candidats radicaux, sauf peut-être dans
la Haute-Saône, si la personne choisie par M.G. Dufay a fini par régler sa carte au PRG.

Secrétaire régional, j’ai constaté qu’en interrompant unilatéralement les discussions en cours avec le Bureau du PRG dès décembre 2009, la présidente sortante n’a plus honoré sa parole.

   Et qualité de président fédéral du Territoire de Belfort, je n’ai pas été informé des déplacements de la candidate, ni invité à aucune des réunions qui se sont tenues dans notre département.

   En conséquence, j’estime que le Parti socialiste n’a pas voulu associer les Radicaux à cette campagne des régionales et qu’il a même affiché un parfait mépris à leur égard. Dans ces conditions, si j’ai respecté l’accord national PS-PRG en tant que responsable fédéral, je ne me sens nullement engagé en tant que citoyen à l’égard de partenaires qui ont été incapables de tenir leurs engagements ou ont refusé de le faire.

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L’union

   Etienne Butzbach lui-même s’en est ému. L’explication que je lui adresse ce jour rappelle que j’ai considéré notre précédent entretien comme « positif ». Cela s’entend notamment en ce qui concerne l’engagement commun de communiquer ensemble.

   Par contre, il est évident que les Radicaux sont à même de s’interroger sur le sens et l’avenir d’une liste dite « d’union » qui ne comportera que des candidats PS et MRC.

   Ils sont en droit de penser -- pour reprendre la formule de Talleyrand -- que, pire qu’une faute, c’est une erreur.

   Un ami socialiste -- nous en avons dans le Territoire -- m’adressait ses voeux récemment et m’écrivait, navré, qu’au PS « la lutte des places a remplacé la lutte des classes ». On peut imaginer a fortiori que c’est aussi le cas au MRC où bon nombre d’adhérents commencent à se poser la question de « l’après-chevènementisme ». Or le danger, pour la gauche, est que les luttes internes occultent l’intérêt général, celui de la gauche, mais aussi celui des Francs-Comtois, qui disposent encore d’un Conseil régional à leur écoute et soucieux de leurs préoccupations. Avec cette réserve que le renouvellement autarcique est facteur d’autosatisfaction coupable et de dérives gestionnaires.

   La priorité, pour la présidente sortante n’est donc pas de se soucier du maintien des équilibres actuels au sein de la majorité de l’assemblée régionale, mais de se projeter dans l’avenir de la Franche-Comté en faisant une place à du sang neuf. S’il est vrai que Marie-Guite Dufay est finalement une jeune présidente, il n’en reste pas moins qu’elle est héritière d’une histoire politique régionale et qu’il lui incombe désormais de la gérer.

   Le meilleur moyen de fédérer la gauche pour elle est non pas de préserver les places actuelles de ses amis, mais d’élargir son assise politique, dan tous les départements.

   Pour les Radicaux de gauche, alliés traditionnels du Parti socialiste, mais militants politiques absolument indépendants, ne serait-ce que du fait que nous ne partageons totalement pas les options économiques du PS, la victoire de la gauche en Franche-Comté reste notre option prioritaire.  Maintenant, reste à déterminer qui est le mieux à même de relayer nos préoccupations.

   La mienne propre n’est pas de figurer sur une liste, mais de faire en sorte que, dans le Territoire, les idéaux que nous portons soient représentés par une candidate ou un candidat qui saura les défendre.

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Régionales : l’union ça ne se proclame pas, ça se construit

L’article publié par Le Pays, le 31 décembre, fait jaser :

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   Etienne Butzbach lui-même s’en est ému. L’explication que je lui adresse ce jour rappelle que j’ai considéré notre précédent entretien comme « positif ». Cela s’entend notamment en ce qui concerne l’engagement commun de communiquer ensemble.

   Par contre, il est évident que les Radicaux sont à même de s’interroger sur le sens et l’avenir d’une liste dite « d’union » qui ne comportera que des candidats PS et MRC.

   Ils sont en droit de penser -- pour reprendre la formule de Talleyrand -- que, pire qu’une faute, c’est une erreur.

   Un ami socialiste -- nous en avons dans le Territoire -- m’adressait ses voeux récemment et m’écrivait, navré, qu’au PS « la lutte des places a remplacé la lutte des classes ». On peut imaginer a fortiori que c’est aussi le cas au MRC où bon nombre d’adhérents commencent à se poser la question de « l’après-chevènementisme ». Or le danger, pour la gauche, est que les luttes internes occultent l’intérêt général, celui de la gauche, mais aussi celui des Francs-Comtois, qui disposent encore d’un Conseil régional à leur écoute et soucieux de leurs préoccupations. Avec cette réserve que le renouvellement autarcique est facteur d’autosatisfaction coupable et de dérives gestionnaires.

   La priorité, pour la présidente sortante n’est donc pas de se soucier du maintien des équilibres actuels au sein de la majorité de l’assemblée régionale, mais de se projeter dans l’avenir de la Franche-Comté en faisant une place à du sang neuf. S’il est vrai que Marie-Guite Dufay est finalement une jeune présidente, il n’en reste pas moins qu’elle est héritière d’une histoire politique régionale et qu’il lui incombe désormais de la gérer.

   Le meilleur moyen de fédérer la gauche pour elle est non pas de préserver les places actuelles de ses amis, mais d’élargir son assise politique, dan tous les départements.

   Pour les Radicaux de gauche, alliés traditionnels du Parti socialiste, mais militants politiques absolument indépendants, ne serait-ce que du fait que nous ne partageons totalement pas les options économiques du PS, la victoire de la gauche en Franche-Comté reste notre option prioritaire.  Maintenant, reste à déterminer qui est le mieux à même de relayer nos préoccupations.

   La mienne propre n’est pas de figurer sur une liste, mais de faire en sorte que, dans le Territoire, les idéaux que nous portons soient représentés par une candidate ou un candidat qui saura les défendre.

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